Rejoindre le Cambodge depuis Vientiane est une aventure en soi. L’avion pour aller dans la capitale, Phnom Penh, est une vraie arnaque (il n’y a qu’une seule compagnie volant directement là-bas et à cela il faut payer en plus des taxes d’aéroport pour quitter le Laos). Il nous a fallu prendre le train de nuit pour Bangkok un Vendredi soir. Malheureusement plus de couchettes disponibles, donc on a passé la nuit assis en 2nde classe (j’ai fini par dormir par terre). Le voyage dure 13h, on part à 18h20 et on arrive vers 8h à Bangkok le lendemain. La nuit fut donc longue, très longue. Une fois à Bangkok, nous avons décidé de prendre 1 jour pour se balader et passer la nuit près de Kao San Road, histoire de récupérer avant de prendre un autre train à 6h du mat pour rejoindre la frontière cambodgienne à Poipet. Le changement est radicale d’un côté à l’autre de la frontière. Plein de poussière, ça crie dans tous les sens et les gens nous suivent pour nous convaincre de prendre un taxi plutôt qu’un autre (je commence presque à regretter d’être venu, je voyage beaucoup ces derniers temps, mais là il faut être bien endurci).
Les routes; il faut le vivre pour le croire. 2h de taxi sur une route en terre pleine de trous, 90 km/h tout le long, mais en glissade, le challenge étant de ne pas toucher les nombreuses motos que nous doublons. On a réussi à trouver un couple de vieux hollandais pour partager le prix de la course jusqu’à Battambang (7 euros par tête pour un trajet de 2h). Ça m’a fait franchement rire en fait, même si on faisait pas les fiers parfois.
De Battambang, nous avons pu rejoindre Siem Reap facilement par bateau. Le prix est élevé pour le Cambodge, environ 10 euros, mais le trajet valait vraiment le détour. On part tôt le matin (7h) pour arriver aux alentours de 14h à Siem Reap. Je suis resté sur le toit du bateau quasiment tout le long, jusqu`à ce que je me rendre compte que je suis en train de brûler sévère.

On passe d’abord une petite rivière pendant les 2 premières heures. Le bateau doit slalomer entre les barques de pêcheurs et les filets installés un peu partout. Sur les bords, les enfants nous saluent et courent pour essayer de suivre le bateau.

On passe ensuite par une grande étendue submergée d’eau, où l’on croise de nombreux villages flottant. Ce sont en fait des bateaux aménagés sur lequel les pêcheurs vivent et se déplacent là où le poisson est abondant. Le changement est radical, un véritable désert aquatique.

Au milieu du trajet, on s’arrête dans un village flottant pour manger un bout. C’est assez drôle de se dire que ces gens vivent ici en permanence.

La dernière partie du trajet se fait sur le lac de Tonlé Sap (où un nom du genre). Rien d’exceptionnel, il n’y a vraiment rien à voir, de l’eau à perte de vue comme à la mer. A notre arrivée, les chauffeurs de tuk-tuks montent carrément dans le bateau pour nous conduire à Siem Reap. C’est un peu la folie et on nous propose des trajets à 100 riels (alors que le prix habituel est plutôt de l’ordre de 10000 riels), que nous refusons de suite (ben oui, il y a un piège derrière). Et voilà, on est arrivé dans la jolie ville de Siem Reap après 3 jours de voyage. Coût total du transport, 30 euros, cheap en effet!







Super voyage !
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